La Pierre Plate

Les gorges de Saint-Aubert est une vallée encaissée de sept kilomètres de long. Elles succèdent au lac de Rabodanges.

C'est un décor grandiose et sauvage, aux versants rocheux et boisés. Leur appartenance au monde du granit renforce leur caractère profondément singulier, comme à la Pierre Plate, où des blocs de granit sont complètement patinés par le courant pour devenir des rochers arrondis plus ou moins moussus. On y trouve des traces de la présence de loutres, dont on pensait que l'espèce pouvait être menacée d'extinction dans la vallée de l'Orne. C'est un indicateur d'un environnement préservé.

L'accès peut se faire à partir du barrage de Rabodanges : le belvédère se situant à gauche, prendre à une centaine de mètres le sentier sur la droite.

Le lac et le barrage de Rabodanges

La construction du barrage fut achevée en 1959.

Le bassin de Rabodanges permet un stockage de 6 millions de m3 d’eau, sur 95 hectares, retenus par un barrage de 160 mètres de long et 17 mètres de haut.

L’ensemble des installations est situé au lieu-dit le Plessis, sur la rive droite de l’Orne.

Le lac a été artificiellement créé par EDF afin de produire de l'électricité. D'une longueur de 6 km et d'une largeur maximale de 250 m, c'est un lac en longueur né par la noyade de la vallée de l'Orne en aval de Putanges Pont-Ecrepin. il constitue ainsi une étendue d'eau s'étandant sur cinq communes : Putanges, Saint-Croix, Les Rotours, Saint-Aubert de l'Orne et Rabodanges. Cette étendue d'eau alimente une centrale hydro-électique d'une puissance de 6500kw.

Bien qu'il s'agisse d'un lac artificiel, le cadre sauvage de la Suisse Normande a été préservé.

Lac touristique, il permet visistes et balades au coeur de la campagne normande. Un bateau-restaurant y circule.

Le moulin de la Jalousie

Vers 1875, le meunier du Val Fermé fit édifié sur l'Orne pour son usage personnel un pont en granit dont les piles étaient espacées de 6 mètres et le tablier constitué par des dalles épaisses de 25 centimètres. Le meunier put en toute saison franchir le cours d'eau qu'on ne traversait précédemment qu'à gué sur une passerelle de bois souvent emportée par les eaux.

Comme on savait notre homme assez peu besogneux et comme il n'avait obtenu ni même sollicité la moindre subvention pour sa construction, on conclut assez naturellement que le diable avait effectué les travaux aux conditions d'usage. Aussi le clergé refusa de bénir le pont.

Quoiqu'il en fût, même non bénit, le pont rendit les plus appréciables services au meunier dont la clientèle s'augmenta des fermiers de Saint-Aubert. Et si autrefois notre meunier put concevoir de l'envie pour ses confrères, c'était lui maintenant qui leur en inspirait. Moulin fut désormais le moulin de la Jalousie.

Cependant, sur la fin de l'hiver 1880, le dégel fut brutal : les glaçons arrachèrent trois des arches. Ce fut la ruine et l'abandon du moulin. On dit même que le meunier fut étranglé, une nuit, du côté de la Buronnière.

Les débris du pont du Diable se voient encore dans l'Orne.